Lors du premier tour de l’élection législative partielle de la 10e circonscription des Yvelines, le Parti Pirate, représenté par Maxime Rouquet, suppléé par Gaetan Crahay, a obtenu 178 voix, soit 0,66% des suffrages, un score inférieur aux 2,08% obtenus en septembre 2009.
Nous rappelons cependant que notre livreur n’a pas remis à temps nos bulletins de vote à la commission de propagande qui les a refusés, empêchant ainsi les électeurs d’être informés de notre candidature par courrier, et nous faisant perdre un temps précieux à organiser par nous-même l’approvisionnement en bulletins des 66 mairies de la circonscription.
En dépit de ces circonstances, et de nos moyens encore plus limités pour cette seconde campagne, de nombreux citoyens et citoyennes continuent d’exprimer leur soutien aux idées défendues par le Parti Pirate. Nous tenons à exprimer tous nos remerciements aux membres qui nous ont accompagnés tout au long de cette campagne, ainsi que toutes celles et tous ceux qui se sont déplacés jusqu’aux urnes pour soutenir le Parti Pirate ce dimanche 4 juillet 2010.
Alors que le grand public découvre les méthodes douteuses de financement électoral qui touchent jusqu’aux membres du gouvernement, nous tenions ce soir à mettre en avant un autre point encore plus préoccupant : la loi réformant la prise illégale d’intérêt des élus, qui permettrait un retour du financement occulte des partis politiques, et a déjà été adoptée à l’unanimité par le Sénat.
À l’Assemblée Nationale, la loi LOPPSI, votée avec le soutien de Jean-Frédéric Poisson, instaure le filtrage d’Internet, à la fois dangereux et inefficace. Le soutien du candidat UMP à ce projet est une raison suffisante pour appeler à un vote sanction contre lui.
En effet, ce filtrage du Net ne peut que bénéficier aux réseaux de pédo-criminalité qu’il est censé combattre. Tout comme la Prohibition avait favorisé l’émergence de la mafia, tout comme les lois DADVSI et HADOPI ont fait décoller le streaming et le direct-download (et participent ainsi à enrichir des intermédiaires, contrairement à l’inoffensif peer-to-peer), la loi LOPPSI met en place une ligne Maginot numérique derrière laquelle les criminels continueront de sévir impunément, et son extension prochaine aux contenus protégés par le droit d’auteur augmentera leur trafic.
Le Parti Pirate est indépendant et tient à le rester : nous souhaitons que nos idées soient reprises par l’ensemble de la classe politique, tous bords confondus. Nous sommes prêts à reconnaître les bonnes prises de positions des élus, quelle que soit leur famille politique. En septembre dernier, nous avions souhaité encourager tous les élus, et notamment ceux de la majorité, à rejeter les lois comme HADOPI ; nous regrettons que cet encouragement n’ait pas été entendu, et c’est sur ces bases que nous appelons cette fois à un vote sanction contre Jean-Frédéric Poisson le 11 juillet.
Les citoyennes et citoyens membres du Parti Pirate.
